Passerelle du 49e, Riviere-Mistassibi- Yves Ouellet
Passerelle du 49e, Rivière-Mistassibi- c. Yves Ouellet

La Passerelle du 49e – Motoneige

Un pont vers la découverte !

Les mordus de motoneige auront cette année un nouveau territoire tout à fait fabuleux à explorer. Ce terrain de jeu exceptionnel se trouve franc nord au-dessus du lac Saint-Jean et on y accède facilement à partir des Monts-Valin.

Ce circuit de 236 km a été nommé « La Passerelle du 49e » à cause de sa situation géographique au long du 49e parallèle, mais, aussi, parce que c’est une succession de passerelles, dont certaines très impressionnantes, qui a permis d’enjamber les grandes rivières qui sillonnent la région et rendu ce secteur forestier accessible.

Il relie Normandin à Péribonka, sur le territoire de la MRC Maria-Chapdelaine, en passant par tous les petits villages dispersés sur cet immense territoire de 40 000 km² et la principale ville du secteur : Dolbeau-Mistassini. Déjà, le sentier était intégré à la carte officielle du réseau québécois de sentiers de motoneige et, cette année, tous les ajustements à réaliser après la période de rodage ont été complétés et La Passerelle du 49? est prête à accueillir tous les motoneigistes à l’affût de découvertes. Les principaux clubs impliqués dans la concrétisation des travaux et l’entretien du sentier sont le Club motoneige Dolbeau-Mistassini et le club Coursiers des neiges de Normandin.

Terra ingognita

Le nouveau tracé traverse presqu’uniquement des terres publiques au nord des sentiers existants. Il exploite magnifiquement les deux caractéristiques fondamentales de cet environnement de nature grandiose : la majesté des rivières du bassin versant du lac Saint-Jean et l’enneigement exceptionnel de l’ensemble du territoire. Si vous trouvez qu’il y a beaucoup de neige sur les Monts-Valin, vous verrez que le pays de Maria-Chapdelaine n’est pas en reste.

Une région de grand enneigement
Une région de grand enneigement

Autant toutes ces rivières sont éblouissantes de beauté, autant elles ont constitué la difficulté principale à surmonter dans la réalisation du sentier et exigé la majeure partie de l’investissement de 6 millions $ puisqu’il a fallu construire six passerelles, dont deux particulièrement impressionnantes, pour les enjamber.  Même si le paysage constitue un attrait indéniable au fil du sentier, ce sont sans doute ces infrastructures qui marqueront les voyageurs.

 Des infrastructures impressionnantes
Des infrastructures impressionnantes

« De plus, » explique le directeur général du parc régional des Grandes-Rivières du Lac-Saint-Jean : Dominique Gobeil, « tous les critères définissant les écosentiers, respect des cours d’eau et l’utilisation de matériaux indigènes entre autres, ont été respectés dans l’aménagement, justifiant sa classification environnementale récente.

S’y rendre…

Dans son ensemble, le sentier se trouve donc au nord / nord-est du lac Saint-Jean, passant en marge du TQ 93 puis du sentier régional 367. Il est accessible, entre autres, à partir du TQ 93 qui traverse les Monts-Valin, ou le 328  vers le Saguenay. Dans un futur rapproché, on souhaite construire une autre passerelle, celle-là sur la rivière Péribonka, qui contribuerait grandement à faciliter le lien avec Lamarche, le lac Tchitogama et les Monts-Valin tout en prolongeant la saison considérablement puisque les motoneigistes doivent actuellement utiliser un pont de glace.

En réalité, tous les sentiers qui relient le Lac-Saint-Jean au reste du Québec finissent par rejoindre La Passerelle du 49e.

Tous les sentiers conduisent ici.
Tous les sentiers conduisent ici.

Pour y parvenir à partir de l’ouest du lac Saint-Jean, on passera par les sentiers du Club Passe-Partout de Roberval. Le président, Éric Morin, soulignait d’ailleurs les six voies d’accès à la région reliées au territoire de son club, dont celles provenant de La Tuque, de l’Abitibi et de Charlevoix. On va aussi emprunter les sentiers du club Relais des Buttes de Saint-Félicien et du club Les Loups du Nord de La Dorée.

Une fois sur le sentier La Passerelle du 49e, on se trouvera sur les terres du club Coursiers des Neiges de Normandin et du Club motoneige Dolbeau-Mistassini. « Notre club va entretenir 94 km du sentier à l’aide d’une nouvelle surfaceuse adaptée à ce genre d’environnement, » explique Marie Bérubé qui s’est dévouée corps et âme pour la concrétisation du projet.

Une histoire de solidarité

Le sentier La Passerelle du 49e s’avère beaucoup plus qu’un nouvel attrait touristique à ajouter à la liste. Pour plusieurs communautés réparties sur ce vaste espace boisé qui ne compte que 25 000 résidents, il s’agit d’une question de vie ou de mort. Notre-Dame-de-Lorette, Saint-Stanislas, Sainte-Élizabeth-de-Proulx, Saint-Ludger-de-Milot, Saint-Edmond-les-Plaines, Girardville, Saint-Eugène-d’Argentay, Normandin, Albanel et Péribonka… Certaines de ces localités sont considérées comme « dévitalisées » à la suite de la crise du bois d’œuvre qui les a frappées de plein fouet. Elles se battent pour sauver leur église, leur bureau de poste, leur restaurant, leur station-service. Pour garder leurs jeunes et freiner la perte de leur population. Un projet comme le parc des Grandes-Rivières et le sentier La Passerelle du 49e représente pour quelques-unes la dernière bouée de sauvetage.

Hébergement et services

En entrant sur La Passerelle du 49e par Normandin, on croise le relais du camping de la Chute-à-l’Ours, qui ouvrait pour une première fois en hiver l’an dernier. L’endroit longe de près la légendaire rivière Ashuapmushuan et ses torrents d’une puissance effrayante. « Nous avons maintenant 11 chalets  toutes saisons en location. À cela s’ajoutent 4 unités de motel,» explique le maire Mario Fortin. Ces charmants chalets champêtres sont dotés d’une cuisine complète, deux chambres et un téléviseur. Le restaurant du relais se trouve à quelques minutes de marche.

Resto-relais de la Chute-à-l'Ours
Resto-relais de la Chute-à-l’Ours
L'intérieur d'un chalet de la Chute-à-l'Ours
L’intérieur d’un chalet de la Chute-à-l’Ours

Saint-Edmond-des-Plaines possède une magnifique auberge qui vient de rouvrir après une fermeture momentanée. La nouvelle administration de l’Auberge des Plaines confirme l’ouverture du mercredi au dimanche et sur réservation pour les motoneigistes les autres jours de la semaine.

Vers le nord, à Girardville, le centre de villégiature du Lac-à-Jim accueille depuis plusieurs années les motoneigistes avec un forfait incluant le coucher en chalet et les repas. À 5 km du village, la Ferme forestière Ouasiemsca propose chalet et loft avec repas.

Notre-Dame-de-Lorette, aux confins du territoire, a transformé son édifice des loisirs en un grand relais resto-bar qui a créé de l’animation dès son ouverture. On y trouve aussi un poste d’essence.

La municipalité de Saint-Stanislas, dont la belle église blanche était inoccupée, y a aménagé un centre communautaire et un relais avec un excellent restaurant, Au Clocher, qui fait la fierté de son maire, Mario Biron.

L'église de St-Stanislas transformée en relais
L’église de St-Stanislas transformée en relais

Les Chalets Nature de Péribonka présentent pour leur part une formule d’hébergement moderne et diversifiée avec un forfait motoneige et épicerie qui vous permet de trouver dans votre frigo, à l’arrivée, la commande d’épicerie que vous aurez passée. Location de motoneiges sur place.

En ville, Dolbeau-Mistassini abrite, entre autres, deux hôtels bien connus des motoneigistes : La Diligence de Dolbeau et Chute-des-Pères dans le secteur Mistassini.

On peut aussi s’attendre à quelques réouvertures de pourvoiries et création de nouvelles entreprises touristiques qui viendront compléter ce portrait déjà engageant qui s’ouvrira à la motoneige hors-piste dans le futur.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Instagram Feed Instagram Feed Instagram Feed Instagram Feed Instagram Feed Instagram Feed

Zeen is a next generation WordPress theme. It’s powerful, beautifully designed and comes with everything you need to engage your visitors and increase conversions.